50.-Dark-Souls-2

Dark Souls II m’a tuer

J’ai acheté il y a quelques temps Dark Souls 2 sur Playstation 3.

J’avais beaucoup entendu parler de ce RPG à la légendaire difficulté, où mourir fait partie de la routine. J’avais entendu parler en outre d’un jeu riche et long.

 

La mort c'est pas si bien que ça.

La mort c’est pas si bien que ça.

 

Pour avoir passé 287 heures de jeu sur Skyrim (oui oui !) l’an dernier, j’avais envie de renouveler un peu le genre. Et surtout évoluer un peu plus difficilement que dans ce dernier (pourtant en difficulté maximale).

C’est donc après un GTA V terminé que j’ai décidé d’acheter et installer Dark Souls 2. Ma réaction n’a pas tout à fait été à la hauteur de mes attentes.

J’ai en effet tout de suite trouvé le jeu très laid, avec des contrôles horribles pour un jeu de cette envergure. L’environnement était plutôt type couloir et il n’a pas fallu longtemps avant que je ne revienne à GTA V. Ce n’est qu’après avoir terminé Deus Ex : Human Revolution, en édition Director’s Cut cette fois, que je me suis relancé dans Dark Souls 2. Pour le meilleur et non pour le pire cette fois.

Au départ, j’ai souffert de la comparaison avec Skyrim (ou même Gothic 3 sur PC). Je m’attendais à un jeu en monde ouvert, avec un tas de possibilités dès le début du jeu et une difficulté à toute épreuve. Je m’attendais à me faire tuer par un loup ou un sanglier dès le début (à la manière de Gothic 3), mais mourir en me promenant.

La conception de Dark Souls est tout autre. La première chose à faire est de mettre de côté les graphismes franchement pas top du jeu, et son côté linéaire. Si je suis revenu à Dark Souls, c’est parce que je sentais tout de même qu’il s’agissait d’un jeu qui avait bien d’autres qualités, et c’est le cas.

Le jeu est édité par Capcom, et ça se sent. Ça ressemble vaguement à un vieux Resident Evil. La cinématique de début pourrait être celle de Resident Evil 4, tant au niveau du travail artistique que de l’ambiance.  Tout a un prix, les objets et les sauvegardes sont rares. Il s’agit avant tout de survivre dans un environnement hostile dans lequel on se sent seul et dont on ne sait pas grand chose.

L'enfer, il appelle ça chez lui.

L’enfer, il appelle ça chez lui.

 

 

 

 

 

En effet, on ne sait pas quasiment rien du monde du jeu et encore moins de notre personnage. Nous sommes dans un royaume perdu et le but est de trouver le roi qui est semble t-il est le seul capable de nous sortir de ce merdier. Si on rajoute à ça que le royaume est visiblement un royaume de morts-vivants …

Au début du jeu, on choisi notre avatar, sa classe (soldat, chevalier lourd, bretteur, prêtre …) et les objets de départ.

Le principe du jeu est simple : les sauvegardes sont représentées par des feu de camps, qui vous permettent également de restaurer votre vie (et les adversaires de la zone !).  En tuant les adversaires, vous gagnez des âmes que vous dépensez pour monter de niveau, acheter de l’équipement et des objets. Toutefois, si vous mourrez vous perdez vos âmes, que vous pourrez récupérer sur votre lieu de mort UNIQUEMENT SI vous ne mourrez pas une nouvelle fois avant. Il y a également une double peine, puisque en plus de cela, à chaque mort vous perdez un petit pourcentage de votre plafond maximal de vie. Ainsi, si vous mourrez, votre vie sera restaurée à son nouveau maximum, qui n’est que 95% de votre précédent maximum, et ainsi de suite. Jusqu’à 50%.

 

Un instant de paix.

Un instant de paix.

 

Le but du jeu (de manière caricaturale) est donc d’aller de feu en feu en conservant ses âmes et son plafond de vie autant que possible, pour évoluer.

Mais toute la difficulté de Dark Souls II est là : chaque adversaire, du petit cochon au chevalier de 2m50 est un assassin potentiel qui vous fera perdre toutes vos âmes (et donc toute possibilité de monter de niveau). Il faut par ailleurs prendre en compte la distance entre les feu de camps. On meurt donc, souvent.

Le plus difficile est de rester concentré et de ne pas se précipiter. Imaginez, vous êtes mort à quelques mètres du feu contre un adversaire puissant que vous avez attiré jusque là. Mort, vous recommencez en pensant au fabuleux monstre que vous allez avoir à affronter pendant que vous traversez le pont en bois. Celui que vous avez traversé des dizaines de fois. Mais vous avez oublié qu’au milieu du pont il manque une planche, trop occupé à penser au monstre. Vous chutez. Vous venez de perdre l’équivalent de 3 ou 4 niveaux en âmes.

Tout est important, le zombie que vous avez écrasé facilement à la masse sera celui que vous finirez par négliger jusqu’au moment où il vous plantera une lame dans le dos.

 

C'était pas très sympa de faire le mort petit coquin.

C’était pas très sympa de faire le mort petit coquin.

 

Les environnements sont variés : vieux château avec un temps grisâtre, cathédrale au dessus de l’océan avec le soleil couchant, forêts sombres, moulin dépravé entouré de marais toxiques … On retrouve de tout et au bout d’un moment on ne fait plus attention aux graphismes. La difficulté du jeu nous empêche presque de voir au delà du mètre suivant. On ressent pourtant bien l’essence de la zone et son ambiance. C’est un peu comme Skyrim, graphiquement ce n’est pas parfait mais le travail artistique fait la différence.

Les ennemis sont bien liés aux zones de jeu : des soldats pour le château, des brigands avec des gourdins dans la forêt, des pirates sur les quais … Certains ennemis sont plus fort que d’autres et méritent le double d’attention. On ne peut pas battre un Ogre avec ses faucilles ou sa masse à deux mains aussi facilement qu’un zombie avec son couteau. Mais pourtant, chaque adversaire est un danger.

Cet individu n'est pas un boss.

Cet individu n’est pas un boss.

 

 

 

 

 

Il est important de connaître son ennemi, connaître ses mouvements, sa portée, son point fort et son point faible. Important également de bien connaître sa zone et ses pièges.

Les boss sont difficiles mais pas infaisables. Les premières fois on découvre le boss et on apprend ses techniques, puis les fois suivantes on essaye de l’abattre. Il faut parfois un meilleur équipement et un meilleur niveau pour finalement achever le monstre.

 

Lui non plus, mais vous serez morts avant de vous en rendre compte.

Lui non plus, mais vous serez morts avant de vous en rendre compte.

 

Bien que linéaire au départ, après la mort du premier boss de nouvelles zones s’offrent à vous. Libre au joueur de choisir le chemin qui lui convient le mieux sur le moment. Toujours à la manière d’un vieux Resident Evil, on passe souvent devant une porte ou une autre au début du jeu. Et puis un jour, on passe devant avec la clé, et on découvre une nouvelle zone secrète.

Il y a beaucoup de zones cachées justement, de chemins difficiles au premier passage mais dont vous vous souvenez 10h de jeu plus tard avec 7 ou 8 niveaux en plus.

Les armes et armures sont variées : arbalète, épée courte et longue, espadons, haches, arc ou masse d’arme. Hallebarde ou lance. Sans oublier les boucliers indispensables. On peut renforcer à volonté son équipement avec les objets (rares) adéquats. Les armes et armures peuvent se briser et se prendre un coup dans le bouclier ou esquiver une attaque avec une roulade vous coûtera de l’endurance.

Je trouve le jeu très intéressant dans le sens où l’on est finalement très vite absorbé par son ambiance, et l’on se rend compte que l’on veut aller toujours plus loin. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Une porte dérobée, une créature que vous n’aviez pas pu battre avant… Le jeu se connecte sur un serveur sur lequel sont regroupés tous les autres joueurs. Vous ne les voyez que sous forme d’esprit. Ils laissent des tâches de sang au sol, permettant de comprendre comment il sont morts. Ils laissent aussi des petits messages du genre : TROU ICI. Cela améliore encore plus l’ambiance du jeu et on se sent esprit parmi d’autres damnés.

Bref, c’est un jeu difficile et pas très joli, mais effectivement pleins de qualités. J’avais envie de vous en parler.

 

Categories: Divertissement, Jeux vidéos

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